Reconversion professionnelle et numérique

Reconversion professionnelle et numérique

Reconversion professionnelle et numérique : quand la cause devient la solution

Alors que l’arrivée des réseaux sociaux et du web révolutionne le monde de l’entreprise, certains employés se sentent désorientés. Ils cherchent leur place, leur rôle dans ce monde nouveau qui s’accélère sans cesse. Ils remettent en cause leur carrière, s’interrogent sur leur positionnement en tant que salariés. Reconversion professionnelle et numérique : quelles interactions ? Le web, à l’origine de cette remise en question, parfois de toute une carrière, est aussi la clé d’un nouveau processus salvateur, le premier pas vers une renaissance professionnelle et personnelle.

Se reconvertir professionnellement, ce n’est pas que changer de métier

Redonner du sens à sa vie

La vraie question qui remet en cause une carrière professionnelle est le pourquoi. Pourquoi ai-je envie de changer ? Pourquoi avais-je choisi ce poste ? La quête de performances est si omniprésente qu’elle prend place dans notre ressenti de bonheur au travail. Changer de vie professionnelle, c’est prendre un nouveau chemin qui nous remet sur les rails de nos motivations profondes.

S’épanouir professionnellement est aujourd’hui la base d’une carrière.

La recherche du confort, un critère subjectif et personnel

Viennent alors tout naturellement, les remises en question et interrogations existentielles. Quelles sont mes priorités ? Où ai-je envie de dépenser mon énergie ?

Le critère principal et commun à tous les porteurs de projets de reconversion professionnelle est la notion de confort et de bonheur au travail. Certes subjectif, ce besoin se décline selon les personnes en différentes intentions.

  • Être en phase avec ses valeurs ;
  • Sortir de l’ennui ;
  • Accéder à de meilleures conditions de travail ;
  • 47 % des sondés veulent découvrir « autre chose ».

Ainsi, certains salariés décident de quitter leur entreprise et se lancer dans l’entrepreneuriat pour acquérir une autonomie décisionnelle et organisationnelle. D’autres actifs, au contraire, traduisent le besoin de confort par le choix de la voie du salariat, comptant surtout sur la régularité financière.

Confinement, accélérateur de ces changements de carrière

Déjà dans un processus de quête de sens, les internautes ont augmenté de 40 % leurs visites sur les sites de formation pendant la première période de confinement en mars 2020. Cette période d’isolement a fait office d’accélérateur de projet professionnel ou personnel et de priorisation.

D’une part, les gens ont pris conscience de l’importance de leur environnement physique et social.

  • Dans quel cadre géographique ai-je envie d’évoluer ?
  • De qui ai-je envie d’être entouré au quotidien ?

D’autre part, ils ont opéré un retour aux valeurs traditionnelles, la famille, les liens sociaux, l’empathie et l’aide aux autres. On note notamment que les formations dans les domaines médicaux, médico-sociaux et paramédicaux ont le vent en poupe. La crise de la COVID-19 a remis les soignants et leur dévouement sur le devant de la scène et donne envie à tout un chacun de jouer un rôle dans ce secteur d’activités.

Avec les moyens de communication modernes, la vie professionnelle s’est accélérée

La prise de conscience des 40-55 ans

La génération des quadras et plus a vu débarquer sur son bureau nombre de sources informationnelles nouvelles. Après un début de carrière avec un téléphone fixe et parfois un fax au bout du couloir, voilà que les courriers électroniques fusent en temps réel, que le téléphone portable ne cesse de sonner. Comment se positionner en tant qu’être humain au milieu de cette vague d’information constante ?

Devoir continuellement remettre en cause son planning de rendez-vous et changer ses priorités n’est pas toujours le quotidien dont ils avaient rêvé. Enfants ou même étudiants, la vie professionnelle s’imaginait épanouissante et gratifiante. Qu’en est-il 20 ans plus tard ? Les sollicitations assaillent et les visioconférences remplacent la chaleureuse poignée de main.

Les moins de 30 ans, nés avec Internet, ont déjà les bons réflexes

À l’inverse, et c’est tout à fait logique, les trentenaires et jeunes actifs manient ces médias avec une dextérité déconcertante pour amener les entreprises vers une visibilité accrue et un indiscutable élargissement des liens sociaux.

La communication digitale et le web, déclencheurs de ce besoin de réorientation professionnelle

Les réseaux, une fenêtre ouverte sur les autres entreprises

Finalement, ces réseaux et ces flux d’information entrante s’avèrent être une véritable mine d’or sur le monde extérieur. Actualité des entreprises, nouveaux marchés, la communication via les réseaux sociaux fournit nombre de pistes sur les opportunités professionnelles, mais aussi sur le monde du travail en général. Cela donne l’occasion de poser un regard nouveau sur le marché de l’emploi et y trouver sa place ou tout au moins comprendre que l’on a ses chances.

Parallèlement, les retours d’expériences négatives et autres burn-out confortent dans le sentiment qu’il est primordial de bien vivre sa carrière professionnelle.

Regard sur les autres parcours

Être connecté aux réseaux sociaux, c’est aussi accéder à un formidable vivier expérimental où l’on regarde les autres évoluer et nous donner exemple. Bon ou mauvais, ce sont des parcours témoins que l’on suit chaque jour.

L’arrivée des podcasts, notamment, permet de se renseigner en temps masqué. Écouter un podcast qui parle des métiers du web alors que l’on conduit ou rentre en métro donne l’opportunité de s’intéresser aux autres secteurs d’activité et de découvrir, pourquoi pas, des voies d’avenir insoupçonnées. Des vocations naissent alors.

Étudier et approfondir son projet de reconversion professionnel est nettement facilité par l’accès au digital.

Reconversion professionnelle et numérique : le web, accélérateur de performances

La remise à niveau des compétences

De même, c’est encore par les réseaux sociaux que l’on s’informe et que l’on juge de sa capacité à se réorienter. Bref, on travaille sa décision.

Ainsi, on fait un bilan de compétences, on prend rendez-vous en ligne avec un conseiller spécialisé, on consulte son Compte Personnel de Formation, dit CPF.

Avec les coachs mentaux en ligne, on se teste, on fait un vrai travail d’introspection depuis son canapé ou à la pause déjeuner confortablement installé sur un banc public.

Enfin, le large choix de formations en ligne rend toute envie réalisable. Certains sites nous enseignent même l’art de choisir sa formation.

La montée en compétences vers un nouveau métier

Une fois, la décision mûrie et la nouvelle voie décidée, ce sont toujours les espaces digitaux sociaux et canaux de communication numérique qui nous aident à :

  • Faire le point des compétences professionnelles ;
  • Valider les acquis ;
  • Nous mettre en relation avec les organismes concernés (Fongecif, Pôle Emploi, APEC) ;
  • Travailler sa phase de reconversion ;
  • Élaborer un projet professionnel structuré ;
  • Prendre un congé individuel de formation ;
  • Suivre une formation en ligne pour apprendre un nouveau métier — E-learning.

Le web, la plaque tournante des rencontres professionnelles et projets de reconversion

Les plateformes sociales valorisent les profils

À ce jour, on considère que 60 % des actifs ayant fait l’objet d’une reconversion l’ont réussie grâce aux réseaux sociaux. Travailler son profil sur LinkedIn, Viadeo, ou même Twitter, Instagram ou Facebook est l’idéal pour mettre en valeur tant les softs skills (compétences générales) que les hard skills (compétences techniques).

C’est l’occasion ou jamais de mettre en exergue notre savoir-faire, mais aussi nos valeurs, notre manière de penser et de communiquer. C’est en quelque sorte un curriculum vitae vivant.

Si cette vitrine dynamique détaille le parcours, elle apporte aussi un élément nouveau, mais de taille, les recommandations. Les anciens employeurs, collègues, partenaires et collaborateurs donnent leur sentiment sur la relation professionnelle qu’ils ont vécue et les compétences de la personne.

Les chercheurs passifs, qui ne font que de la veille vont être contactés sans même postuler

Saviez-vous que 80 % des recruteurs effectuent leurs recherches parmi ces réseaux ? Être présent et visible est un moyen tout simple d’être contacté sans même avoir postulé. S’inscrire est une façon de se mettre sur le marché de l’emploi sans quitter son poste ni parcourir les petites annonces. D’ailleurs, la plupart des agences intérims et cabinets de recrutement vous invitent à vous inscrire en ligne, dès la première visite sur leur site Internet.

Cela permet aussi de mesurer la manière dont votre profil est perçu.

Les actifs optimisent leur visibilité et adoptent une stratégie communicationnelle

Mais c’est avant tout un lieu de rencontre et d’échanges. Poster, liker, commenter est le début du réseautage. Réseautage, étape incontournable dans une stratégie de communication numérique. Rencontrer de nouveaux profils, échanger sur les expériences, les besoins enrichit formidablement le candidat.

Il communique en laissant le partenaire venir à lui. On parle alors de stratégie inbound.

L’idée est de se créer une communauté active.

En contrepartie, il a désormais accès à pléthores d’offres d’emploi, sans même se déplacer.

Recherche d’un nouveau job ? Qui a parlé de se déplacer ?

Réussir sa reconversion grâce au digital

Se reconvertir dans un métier du web

Si la communication digitale est à l’origine de la reconversion professionnelle, et qu’elle contribue à sa mise en route, elle peut aussi être une fin en soi. Les métiers du numérique sont des métiers d’avenir et choisir de se reconvertir dans un métier du web est judicieux. Ainsi, de nouvelles carrières naissent :

  • Formateur en ligne ;
  • Coach professionnel, sportif ou mental à distance ;
  • Maître de visioconférences, etc.

Oser se lancer car on maîtrise sa visibilité

Cela va même plus loin. Quand on sait qu’en France, un nouveau site marchand naît toutes les 30 minutes et que la tendance est au D To C (direct To consumer), on comprend que la peur de ne pas vendre sera de moins en moins un frein pour se lancer dans la création d’entreprise et l’infoprenariat.

Sachant que la majorité des sites réalisent moins de 100 transactions par mois, on comprend que les petites boutiques et artisans prennent un réel marché, en profitant de cet énorme potentiel dont bénéficie la vente en ligne.

Les professions libérales aussi misent sur la téléconsultation

Diététiciens, profs de yoga, coachs, nombreuses sont les activités libérales qui se développent grâce au digital. Se reconvertir dans un métier qui demande de se créer une clientèle est alors un défi moins impressionnant qu’il y a encore une dizaine d’années.

Là encore, l’effet confinement n’y est pas étranger.

De nouvelles habitudes numériques ont pris place dans la vie professionnelle.

Vivre de son blog

Enfin, autre levier et non des moindres, vivre de son blog est désormais chose possible. Avec les différents moyens de monétisation de son site ou de son blog, se rémunérer d’une activité de service en ligne, ou de produit numérique est un réel débouché.

Vous voulez en savoir plus ? C’est juste ici pour télécharger votre Ebook qui vous dira tout.

Maintenant, vous savez tout et surtout que si l’accélération des moyens de communication est à la source du nombre de repositionnements professionnels, elle est aussi la clé de la réussite de ces reconversions.

Je prends mon avenir en main, je me renseigne sur les formations en ligne.

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Encore merci à Christelle pour sa participation et merci d’avoir lu cet article jusqu’au bout !

Métiers de l’écriture : 7 idées pour les passionnés

Métiers de l’écriture : 7 idées pour les passionnés

article invité de Aurore pour Choisir sa formation

Vous aimez écrire et vous vous demandez comment vivre de votre plume ? Alors cet article est fait pour vous ! Découvrez tout de suite les principaux métiers de l’écriture et les formations à suivre pour les exercer.

Auteur : pour imaginer et créer

Écrivain

L’écrivain est, en apparence, celui qui dispose de la plus grande liberté en matière de créativité et d’invention. Et pourtant, écrire un livre ne s’improvise pas ! Il est nécessaire de suivre une certaine méthode pour produire un ouvrage qui saura plaire au lecteur tant par son intrigue bien construite que par son style d’écriture. Pour y parvenir, l’écrivain doit d’abord élaborer la trame de son livre. Puis il réalise des recherches ou puise dans sa propre expérience pour apporter une crédibilité à son histoire et une profondeur à ses personnages. Une fois cette première étape réalisée, il peut se consacrer à la rédaction de son roman. Rares sont les auteurs qui parviennent à un résultat satisfaisant du premier coup. Bien souvent, l’écrivain apporte des modifications et des corrections à son texte avant de l’envoyer à des éditeurs oude le publier en autoédition.

Il n’existe aucune formation reconnue dans ce domaine, mais certains professionnels du secteur proposent des masterclass pour vous guider dans l’écriture de votre livre ou dans sa publication. En voici un exemple.

Scénariste

Contrairement aux idées reçues, être auteur ne signifie pas forcément écrire un roman. Le cinéma a aussi besoin de professionnels pour imaginer des scénarios de films ou de séries et adapter des œuvres littéraires. Le scénariste a donc un rôle important dans la réalisation d’un projet cinématographique puisque sa créativité conditionne, à elle seule, l’existence du film. En tenant compte des contraintes techniques, il élabore une intrigue, crée des personnages, écrit les dialogues et pense les décors du film. Ces éléments donnent une ligne directrice et orientent le travail du réalisateur, du metteur en scène et des acteurs lors du tournage. Si la plupart des scénaristes sont freelances, une partie d’entre eux peuvent se faire embaucher.

Même si le talent artistique reste l’atout majeur du scénariste, des connaissances spécifiques (cadrage, montage, etc.) lui permettront de réaliser un scénario de qualité, qui répondra aux attentes des équipes de production. C’est pourquoi l’obtention de diplômes universitaires ou le suivi de formations sont fortement conseillés.

Les métiers de l’écriture sur le web 

Rédacteur web ( SEO)

Comme son nom l’indique, le rédacteur web rédige du contenu destiné à être publié sur internet : pages d’un site, articles de blogs, fiches produit, etc. Ces prestations s’adressent principalement à des professionnels : prestataires de services, site e-commerce, blogueurs, agences de stratégie digitale, etc. La diversité des clients et des commandes garantit au rédacteur web de ne pas tomber dans la routine et satisfait sa curiosité. Une spécialisation en SEO (référencement naturel) ajoute une corde à son arc et lui permet d’élargir son champ de compétence. Il réalise des audits SEO et optimise ses textes pour leur assurer un meilleur positionnement sur les moteurs de recherche (Google notamment). Ainsi, ses clients gagnent en visibilité et en trafic sur la toile.

Bien qu’aucune formation ne soit réellement nécessaire pour exercer ce métier, acquérir des bases solides et vous former en SEO, augmentera vos chances de vous différencier et de pouvoir vivre de votre plume.

Copywriter

À la différence du rédacteur web SEO, le copywriter n’agit pas sur le référencement naturel. Il manie les mots dans l’objectif de convaincre le lecteur et lui donner envie de passer à l’action. Ainsi, rien n’est laissé au hasard et chaque tournure de phrase est destinée à faire réagir l’internaute et le convertir en acheteur. Pour cela, il se place du point de vue du potentiel client et lui présente un argumentaire qui met en valeur le produit ou la prestation qu’il souhaite vendre.

Réaliser des publicités efficaces demande une bonne maîtrise de la langue française ainsi que des connaissances en marketing. Là encore, des formations peuvent vous aider à développer les bons réflexes et à travailler votre potentiel dans ce domaine.

Biographe : pour raconter la vie des autres

Toute vie humaine mérite d’être racontée parce que chaque parcours est singulier et que le savoir ou l’expérience qui en découlent peuvent être profitables aux autres. C’est pour cette raison que le travail du biographe a une véritable utilité : permettre à tout un chacun de partager son histoire et d’en laisser une trace. Écrire la biographie de quelqu’un demande une grosse capacité d’écoute, de l’empathie et de la patience pour recueillir les informations nécessaires. Après plusieurs entretiens, le biographe rédige le récit de vie sous la forme d’un livre qu’il remet ensuite à la personne.

Pour exercer ce métier, une belle plume ne suffit pas et il est conseillé de se former pour acquérir les techniques spécifiques à ce type d’écrit. Par ailleurs, et pour ceux qui voudraient mettre leur talent au service des personnes gravement malades, il existe une branche spécifique de cette profession : le biographe hospitalier, créé par Valeria Milewski.

Journaliste : pour informer

Vivre de l’écriture peut aussi consister à informer les autres de l’actualité. Véritable investigateur de terrain, le journaliste va chercher l’information à la source et va la retranscrire de manière fidèle et fiable aux lecteurs. Le plus souvent, il travaille pour la presse écrite, ce qui lui demande d’adapter son style rédactionnel au type d’article (interview, enquête, analyse, etc.) et au support sur lequel il va le publier. Il doit également posséder une bonne culture générale, avoir l’esprit critique, faire preuve de curiosité et être réactif. Sans oublier évidemment, une bonne maitrise de la langue !

Ce secteur étant de plus en plus difficile d’accès, une formation peut vous permettre de vous y faire une place. L’IICP propose également une option plus spécifique autour de la presse écrite.

Blogueur professionnel : pour partager un savoir ou une passion

Si vous avez des compétences particulières dans un domaine ou une passion que vous souhaitez partager avec les autres, créer un blog est probablement la meilleure manière d’y parvenir. Le blogueur professionnel publie du contenu (articles, vidéos, etc.) en lien avec la thématique de son site et propose au lecteur d’acheter des produits issus de l’affiliation ou de sa propre composition (e-books par exemple). Tout cela dans le but de faire vivre son blog et d’en tirer une rémunération. Des qualités rédactionnelles et des connaissances en matière de SEO sont essentielles pour lui permettre de bien se positionner sur les moteurs de recherche et se faire connaitre. Il doit également être capable d’anticiper les tendances pour se démarquer et adapter ses articles au public cible.

Ce métier, populaire aux États-Unis, connait un véritable essor en France. Pour lancer votre blog, aucune formation n’est nécessaire, mais en suivre une vous offrira de meilleures chances de pouvoir en vivre.

Comme vous avez pu le voir dans cet article, vivre de sa plume est tout à fait possible puisque les métiers de l’écriture ne manquent pas ! Alors, « choisissez un travail que vous aimez, et vous n’aurez pas à travailler un seul jour de votre vie »!

Merci à Aurore pour cet article, et à vous d’avoir pris le temps de le lire.

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Les 10 Questions à se Poser avant d’Acheter une Formation en Ligne

Les 10 Questions à se Poser avant d’Acheter une Formation en Ligne

Vous voulez acheter une formation en ligne, mais vous avez peur de vous planter ? Vous craignez qu’elle ne soit pas tout à fait adaptée ? Trop chère pour ce qu’elle est ? Peu fiable ? Trop longue ? Trop courte ? Bref, vous ne savez plus où donner de la tête ni par où commencer ? On vous comprend ! Investir dans une formation en e-learning ne se fait pas en un claquement de doigts. Pour vous aider dans votre démarche, on vous propose 10 questions à se poser avant d’acheter une formation à distance. Elles vous guideront dans votre réflexion. Bonne lecture, ou bonne écoute !

N’oubliez pas de télécharger gratuitement l’ebook pour y revenir quand vous voulez ! C’est parti.

1. Est-ce que cette formation est une arnaque ?

Il est essentiel de se poser cette question avant d’investir de l’argent dans une formation en ligne. Typiquement, si vous trouvez une formation peu coûteuse, qui vous promet des résultats incroyables, mais peu réalistes, fuyez !

Si vous avez un doute, vous pouvez chercher sur internet : “le nom de la formation + arnaque”, vous serez vite fixée.

Vous pouvez aussi chercher s’il y a des avis d’autres personnes. Si ça vous semble trop louche, passez votre tour.

 

2. Est-ce que la formation est de qualité ?

Vérifier que la formation e-learning ne soit pas une arnaque est une première étape. Mais il faut ensuite s’assurer que le contenu soit de qualité. Vous pouvez faire confiance à votre instinct, vous sentirez très certainement, au fond de vous, si cette formation vous semble sérieuse et bien construite.

Regardez aussi sur la page de vente si la personne propose un résumé de ses modules. La plupart du temps, vous pouvez voir quel contenu sera abordé tout au long de la formation, ça peut aussi être un bon indicateur.

 

3. Est-ce que le formateur ou la formatrice partage les mêmes valeurs que moi ?

Se renseigner sur la personne qui propose la formation en ligne peut éviter de mauvaises surprises, notamment sur sa façon de voir les choses. Il est toujours plus agréable de se former auprès de quelqu’un avec qui tu partages des valeurs communes. C’est important que la formatrice ou le formateur t’inspire confiance.

On en parle souvent sur instagram, c’est plus facile de se former avec quelqu’un en qui on croit, dont on apprécie le discours.

 

4. Est-ce que je pourrais joindre facilement le formateur ou la formatrice si j’ai un souci ?

Tout dépend de votre personnalité, mais si vous avez des questions durant la formation, vous serez peut-être plus à l’aise de pouvoir contacter votre formateur ou formatrice. Sa disponibilité auprès de ses élèves est un signe rassurant de son engagement.

Mais il faut garder à l’esprit que les personnes qui ont beaucoup d’élèves ne peuvent pas s’occuper de tout le monde et s’entourent généralement d’une équipe pour les aider. C’est tout aussi valable.

 

5. Est-ce que cette formation va répondre à ma problématique ?

Vous pouvez vous demander : en quoi la formation va m’être utile ? Si elle répond à un besoin réel et concret, alors vous pouvez vous lancer.

Ces besoins peuvent être variés :

  • un problème spécifique,
  • une envie d’approfondir vos connaissances,
  • apprendre un nouveau métier,
  • etc.
10 questions à se poser avant acheter une formation

6. Est-ce que j’en ai besoin dans l’immédiat ?

C’est important de ne pas se précipiter dans l’achat d’une formation à distance. Pourquoi ? Parce que si, finalement, ce n’est pas le bon moment, vous risquez de ne pas la suivre et abandonner. Vous aurez perdu votre argent et vous serez certainement déçue.

Prendre le temps de choisir une formation au bon moment, c’est aussi ce qui permet d’être plus impliquée et augmente ses chances de la réussir

 

7. Est-ce que la formation est adaptée pour moi ?

Vérifier que la formation correspond bien à votre profil est une étape à ne pas négliger. Est-ce que vous êtes encore débutante ? Déjà avancée ? Quel est votre niveau de connaissances ? Assurez-vous qu’il corresponde bien à celui visé dans la formation.

Vous n’allez pas vous former aux bases de Photoshop pour débuter si vous êtes un photographe déjà installé qui cherche à se perfectionner et atteindre un niveau pointu en retouche.

 

8. Combien de temps je peux y consacrer ?

Une bonne façon de faire le tri dans toutes les propositions de formations en ligne est de connaître leur durée. Il en existe certaines qui se font en quelques heures, d’autres en plusieurs mois.

Déterminez combien de temps vous pouvez y consacrer, et trouvez celle qui convient le mieux à votre emploi du temps.

 

9. Quel budget je peux mettre ?

La grande question de l’argent ! Les formations varient de quelques dizaines à quelques milliers d’euros. Il y en a vraiment pour tout le monde. Donc c’est sûr que vous trouverez celle qui convient à votre budget.

Mais s’il est serré, attention quand même à ne pas trop le brader, au risque de perdre en qualité. Parfois il vaut mieux investir 30 ou 40 euros de plus dans une autre formation, plutôt que de payer moins et se retrouver avec quelque chose d’utilisable.

Rappelez-vous qu’une formation est un investissement, plus qu’une dépense. Si elle correspond vraiment à vos besoins et attentes, elle sera rentabilisée.

 

10. Y a-t-il des retours positifs d’autres élèves ?

On en a parlé au début, l’avis des autres est un excellent moyen de se conforter dans son choix.

Échanger avec des élèves, regarder des avis, lire des études de cas, tout ça peut vous permettre de répondre à certaines de vos questions. Vous saurez si les autres élèves sont satisfaits, quels sont les petits plus qu’ils ont appréciés, etc.

 

Les 10 questions à se poser avant d’acheter une formation en ligne

Voilà pour les 10 questions utiles à aborder avant d’investir dans une formation. Bien sûr, il peut y en avoir d’autres. C’est une proposition, peut-être que certaines questions vous en ont amené d’autres et c’est tant mieux.

Le but est de vous proposer une trame, un guide pour vous aider dans votre réflexion. N’oubliez pas de télécharger notre ebook si vous le souhaitez.

 

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Le numérique fait partie des secteurs qui embauchent le plus. On voit l’apparition, ces dernières années, d’emplois encore méconnus il y a quelque temps. Le web est en constante évolution. Se reconvertir dans le digital apparaît comme pertinent, encore plus en cette période : développement du e-commerce, changement des habitudes des consommateurs, télétravail, etc. Plus que jamais, les entreprises ont compris la nécessité d’avoir une présence en ligne efficace et maîtrisée. Si vous avez envie de changer de métier pour le monde merveilleux de l’informatique, mais que vous ne savez pas précisément quelle profession vous intéresserait, vous êtes au bon endroit ! Dans cet article, nous vous présentons les 5 métiers du digital qui recrutent le plus en ce moment.

1. Web designer

Si vous envisagez une réorientation professionnelle pour un travail où vous pourrez exprimer toute votre créativité, le web design est fait pour vous.

Alliant créativité et technique, ce métier consiste à créer des pages attractives et fluides pour l’internaute. Il prend en charge, non seulement tout l’aspect graphique d’un site internet (animations, typographie, illustrations, etc.), mais aussi l’ergonomie et l’arborescence de celui-ci.

Un site bien conçu, facile d’utilisation et au design attrayant encourage le visiteur à rester plus longtemps et à aller plus loin dans sa démarche. Toute organisation qui souhaite avoir une bonne image de marque sur la toile a un intérêt majeur à recruter un bon web designer.

En fonction de la complexité du projet, il peut être amené à collaborer avec d’autres profils comme un développeur ou un intégrateur.

Au quotidien, maîtriser la suite Adobe est indispensable. Il faudra également être force de proposition, savoir anticiper les besoins des utilisateurs et avoir de l’empathie pour leur offrir la meilleure expérience possible.

2. Développeur web

Le développement web fait partie des métiers du digital les mieux payés et les opportunités d’embauche sont énormes.

La mission du dev consiste à concevoir et à créer l’architecture et les fonctionnalités d’un site internet conformément à un cahier des charges. Il réalise l’analyse de la faisabilité technique du projet. Il écrit les lignes de code, effectue les tests, corrige les bugs et fournit les documentations techniques pour les utilisateurs.

Pour réussir sa reconversion professionnelle en tant que développeur web, il faut aimer l’informatique et maîtriser parfaitement les langages de programmation (HTML, CSS, JavaScript, SQL, PHP, etc.). Au-delà de vos compétences techniques, vous ferez la différence avec votre rigueur, votre rapidité d’exécution des missions et votre capacité d’adaptation dans cet univers qui évolue rapidement. Savoir faire preuve de pédagogie et avoir un bon relationnel seront également plus qu’appréciés.

3. Rédacteur Web

C’est un professionnel de la rédaction qui écrit des textes pour Internet : fiches-produits, articles de blog, pages fixes de sites, etc. Les prérequis pour se reconvertir dans la rédaction web ? Aimer écrire, maîtriser la langue de travail (grammaire, orthographe, conjugaison, etc.) et connaître les spécificités de l’écriture pour le web.

Dans ce domaine, la polyvalence est la clé de la réussite. Référencement naturel pour rédiger des articles optimisés SEO, utilisation des outils CMS comme WordPress, balisage HTML, etc. sont autant de compétences que vous pouvez développer.

Avoir une bonne culture générale, être organisé, autonome et curieux vous aideront également dans votre démarche de changement de carrière.

Se reconvertir dans le digital pour devenir rédacteur web peut être intéressant, car Internet aura toujours besoin de contenus de qualité. Et ce, pour répondre à la demande des internautes. Vous aimez écrire ? Foncez !

4. Expert SEO/SEA

L’objectif principal du spécialiste SEO/SEA est d’augmenter la visibilité d’un site pour y attirer du trafic qualifié. Il joue un rôle-clé dans le développement d’une entreprise. Un bon classement dans les pages de résultats signifie plus de visites donc augmentation du chiffre d’affaires.

Le consultant SEO est spécialisé dans le référencement naturel. Pour optimiser un site web, il travaille principalement sur le contenu, la structure et la popularité de celui-ci : mots-clés, maillage interne, balisage, HTML, indexabilité, netlinking, etc.

L’expert SEA, quant à lui, met en place des campagnes de publicités payantes. Il gère les projets de A à Z, de la définition de la cible à l’analyse des retombées des actions. Il achète les mots-clés, planifie les campagnes, gère le budget et adapte son plan d’action en fonction des résultats.

Vous pouvez vous spécialiser dans l’un comme dans l’autre, ou sur les deux. Outre les connaissances de base en marketing et en communication, maîtriser l’univers des moteurs de recherche et des médias sociaux apparaît comme indispensable. Une bonne capacité d’analyse et une excellente aptitude rédactionnelle sont également requises.

5. Community Manager

Encore peu considéré il y a quelques années, le community manager est aujourd’hui très sollicité par les entreprises. Elles comprennent de plus en plus l’intérêt d’avoir une présence active et réfléchie sur les réseaux sociaux.

Il a pour missions de développer, fédérer et fidéliser la communauté d’une organisation sur ces réseaux (Facebook, Instagram, WhatsApp, LinkedIn, etc.). Ses tâches au quotidien ? Diffuser les messages de l’entreprise, animer la plateforme avec des publications régulières et attractives, créer des évènements on-line (jeux-concours, sondages, etc.), interagir avec les abonnés, faire remonter en interne les remarques de ces derniers, etc. En fonction de la taille de l’entreprise, il peut prendre en charge toute la stratégie social media de celle-ci.

Si vous souhaitez changer de travail pour devenir community manager, sachez que ce poste requiert une bonne dose de sang-froid et d’humour. En effet, vous serez en première ligne, garant de l’image de l’organisation. Connaître parfaitement l’univers des réseaux sociaux ainsi que les particularités de chaque plateforme est également indispensable.

Se reconvertir dans le digital : top 5 des métiers qui recrutent

Le numérique est un domaine très vaste et, comme vous pouvez le voir, il y en a pour tous les goûts et pour tous les profils. Certains métiers du web sont accessibles sans diplôme. Évidemment, se reconvertir dans le digital ne s’improvise pas, il faudra se former. À distance ou en présentiel, il existe de nombreuses formations qui vous permettront d’être rapidement opérationnel. N’hésitez pas à vous renseigner pour connaître les différentes offres d’accompagnement et les possibilités de financement. Dans tous les cas, pour réussir sa reconversion professionnelle dans le web, il est essentiel d’être proactif. Mais aussi de rester en veille permanente pour suivre les tendances et les évolutions dans cet univers qui évolue très vite.

Merci à Onja pour cet article, et à vous d’avoir pris le temps de le lire.

Apprendre une Langue sans l’école : c’est possible

Apprendre une Langue sans l’école : c’est possible

article invité de Marie pour Choisir Sa Formation

Tout le monde peut apprendre une langue.

Vous aussi !

Avoir été désigné « nul en anglais » au lycée ne vous condamne pas à une vie de monolingue. Au contraire, les meilleurs élèves ne se sont jamais contentés de l’école pour progresser.

En tant que rescapée du système éducatif et russophone autodidacte, je vous explique dans cet article pourquoi l’école n’est pas conçue pour former des élèves curieux et autonomes, et comment apprendre par vous-même une langue étrangère, rapidement et pour la vie.

apprendre langue sans école

Pourquoi le système scolaire n’est pas le plus efficace ?

Au début du XIXe siècle, les perspectives d’emploi salarié pour un bachelier moyen étaient principalement de travailler dans les champs ou à l’usine.

En envoyant les enfants à l’école, les parents perdaient un complément de revenu, et les patrons une main-d’œuvre bon marché et très utile. L’instruction devint dès lors ​gratuite ​et obligatoire​ pour être imposée comme une nouvelle norme, et l’idée que l’école rendrait les enfants plus obéissants et productifs parvint à convaincre les industriels.

Le système éducatif a donc été mis en place pour former de ​futurs ouvriers agricoles et industriels,​ et l’idée de base reste aujourd’hui la même : si les finances personnelles, l’informatique ou la créativité sont peu enseignées, c’est probablement parce que l’école ne veut pas d’élèves créatifs ou autonomes. Tout du moins, ce n’est pas sa priorité.

Tout le monde ou presque a connu dans sa scolarité un ou une prof formidable, qui savait rendre sa matière passionnante et pousser toute sa classe vers le haut. Mais il s’agit souvent de cas uniques, et bien que les enseignants fassent de leur mieux pour transmettre leur passion, ils n’ont aucun pouvoir sur le choix des programmes ni la manière de les aborder.

 

Une éducation mutuelle qui n’a pas survécu

Mais avant la loi de Jules Ferry en 1882 et l’éducation à la chaîne qui perdure, le “monitorial system” anglo-saxon avait inspiré le principe des ​écoles communales​, instauré en France peu après la destitution de Napoléon. Le professeur enseignait son cours aux meilleurs élèves, qui transmettaient ensuite eux-mêmes ce qu’ils avaient retenu au reste de la classe. Les enfants étaient à l’époque regroupés non par âge, mais par niveau : c’est encore le cas maintenant dans les écoles des pays nordiques, souvent cités en matière d’éducation.

Or, ce système laissait ​trop d’autonomie​ aux enfants au goût de l’Église. Dès 1824, catholiques et royalistes ont fait éradiquer les écoles communales afin de rendre le commandement et l’autorité magistrale aux enseignants (qui cèdera ensuite sa place au patron).

 

Un système conservateur inadapté

À présent, les classes et programmes surchargés obligent les élèves à suivre le ​rythme donné par leur professeur, qui n’a ni le temps ni les ressources pour un suivi individuel et personnalisé.

Les sujets d’étude imposés, couplés à une ​peur de l’erreur ​normalisée, poussent à la participation passive​ et à l’oubli systématique des semaines de leçons engrangées.

Ce qu’on nous a fait apprendre par cœur, qui s’en souvient encore aujourd’hui, quelques années ou décennies plus tard ? Il est prouvé que participer activement à un cours, en posant des questions par exemple, aide à mieux l’ancrer dans la mémoire.

Par ailleurs, le système de ​notation​ transforme des connaissances déjà abstraites en une note sur vingt entourée en rouge, qui devient, semble-t-il, la seule chose qui vaille (“t’as eu combien ?”). Pourtant, on le sait, ​stigmatiser les erreurs ​ne bénéficie à personne : qui n’a jamais pensé sur les bancs de l’école “je suis nul” ? Et plus grave encore, qui en est toujours persuadé ?

 

Des langues vivantes enfermées dans un schéma d’enseignement obsolète

Les cours de langue ne font pas exception : de peur de ​faire une erreur​ et d’​être jugé​, on se tait et prie pour ne pas être interrogé. C’est en tout cas ce que j’ai fait au collège, puis au lycée : vous vous reconnaîtrez peut-être.

Or, comment apprend-on une langue, dès les premières années de sa vie ? En observant ce qui nous entoure, en écoutant, et en s’amusant. Un ​enfant​ se fiche de faire des erreurs de conjugaison ou un dessin moche, il a par-dessus tout envie d’apprendre et de s’amuser.

Cependant, dans la majorité des établissements, ne sont enseignés que ​l’anglais​, l’espagnol ​et ​l’allemand​, pour des raisons évidentes de proximité géographique. Quiconque souhaitant étudier une autre langue et sa culture devra attendre d’être à la fac – où l’on retrouvera les mêmes méthodes d’enseignement – ou bien se montrer ​curieux​, ce qui fait partie de la longue liste des choses que l’école ne nous apprend pas.

Avec des emplois du temps déjà bien chargés de matières qui seront oubliées une fois le trimestre fini, il ne reste qu’une solution à ceux qui ont su rester motivés : s’éduquer eux-mêmes. Les découvertes sur l’apprentissage ont révolutionné la science depuis le XIXe siècle, mais une grande partie du corps enseignant continue à vouloir faire apprendre des leçons par cœur sans même donner les clés pour y parvenir, faute de recul.

 

apprendre une langue étrangère

Comment apprendre efficacement une langue étrangère ?

Connaissez-vous le proverbe russe “La ​répétition ​est mère d’apprentissage” ? C’est tout à fait vrai, et cela explique que vous ayez presque tout oublié de vos années d’étude.

On passe à l’école d’un sujet à un autre, et l’on efface tout sitôt le contrôle de fin de chapitre terminé. Cependant, pour graver une information dans la mémoire à long terme, le cerveau a besoin de la répéter suffisamment, en espaçant les révisions de plus en plus. Le défi n’est donc pas seulement d’engranger des connaissances, mais de ​ne pas les oublier​.

Il existe des ​outils​ pour s’entraîner à la répétition espacée, et même des applications spécialement conçues pour l’apprentissage des langues. Continuer à apprendre tout au long de votre vie est indispensable, et vous garantit de rester jeune, quel que soit votre âge.

 

Les ​flashcards​ – ou cartes mémoire

Il s’agit simplement d’écrire un mot d’un côté d’une carte avec sa définition de l’autre côté.

Retournez-la seulement si vous ne vous souvenez plus de la signification du mot.

De simples cartes en papier font très bien l’affaire, mais certaines applications calculent le moment idéal pour vous rappeler une certaine carte. Elles se fient pour cela à la ​courbe de l’oubli​, c’est-à-dire la durée au-delà de laquelle vous allez oublier une information. Plus vous vous répétez que house = maison, par exemple, plus il vous faudra de temps pour l’oublier.

Le site de partage de flashcard le plus connu est ​Quizlet​, également décliné en application mobile. Vous pouvez y créer votre propre liste, ou en étudier une déjà existante.

 

La ​mnémotechnie

Associer un mot avec une image est également très efficace : si je vous dis “chien”, est-ce que vous pensez au chien de votre enfance, ou à cinq lettres écrites sur un tableau ? À un chien, bien sûr.

L’application ​Memrise​ propose une image pour chaque mot, ainsi qu’une phrase pour mieux le retenir. Vous pouvez aussi importer vos propres photos, comme sur Quizlet.

 

La technique des ​100 mots

Je vous conseille également de commencer par apprendre les ​100 mots les plus courants dans la langue visée. Et, mais, je, une personne, parler… Ils sont souvent courts, et vous pouvez être certain de les croiser dans quasiment toutes les phrases, c’est donc la base ! Ces listes existent sur internet, mais si vous n’en trouvez pas pour le hongrois ou le swahili, traduisez chaque mot à l’aide d’un dictionnaire.

En matière de ​dictionnaire en ligne​, je vous recommande WordReference.com qui propose toutes les nuances de sens pour un même mot, ainsi que des expressions populaires qui le contiennent. Disponible du français vers l’anglais, l’espagnol, et beaucoup plus si vous partez de l’anglais.

 

environnement multilingue pour apprendre une langue étrangère

 

Se créer un ​environnement ​multilingue pour étudier une langue étrangère

Enfin, la manière la plus efficace pour apprendre une langue est de la ​pratiquer tous les jours​ car, on l’a vu, ​revoir ​ce que l’on connaît est au moins aussi important que d’apprendre de nouvelles choses. Pour cela, vous avez plusieurs solutions. Liste non exhaustive, bien sûr !

 

● Trouver un ​correspondant sympa qui souhaite apprendre votre langue et vous fera découvrir sa culture. Vous aurez souvent besoin du dictionnaire au début, mais quand discuter devient un plaisir, les progrès ne se font pas attendre. Il existe plein de sites et d’applications pour rencontrer des locuteurs natifs, voici mes préférés : PolyglotClub​, ​Students of the World​, ​Reach​.

 

● Regarder des ​films ​que vous avez déjà vus, dans la langue que vous apprenez, avec des sous-titres au début pour vous rassurer. Vous vous rendrez vite compte que vous pouvez très bien vous en passer. Fonctionne aussi avec les séries !
Si vous étudiez le ​russe,​ vous trouverez n’importe quel film en streaming, vestige de l’URSS où la propriété intellectuelle n’existait pas : chaque œuvre était donc accessible au public gratuitement, et c’est toujours le cas aujourd’hui.

 

● En revanche, lire des ​livres en VO ​peut être une bonne idée… Mais qui requiert du temps, beaucoup d’attention et peut facilement décourager. Si vous vous tournez vers la poésie ou les livres pour enfant, attention au vocabulaire qui peut s’avérer inutilisable au quotidien. Je n’ai jamais fini Alice au Pays des Merveilles en russe, et j’attends toujours de caser le mot “chapelier” dans une conversation…

Si vous voulez lire malgré tout, je vous conseille ​Le Petit Prince​, assez accessible, ainsi que les ​Harry Potter​. Ce sont à la base des livres pour enfants : le vocabulaire et la complexité croissent au fil des tomes, et vous connaissez sans doute déjà l’histoire ! Sinon, les BD et les magazines comme ​Vocable​ sont de bons compromis.

 

● Pour habituer votre oreille très vite sans trop d’efforts, vous pouvez ​écouter la radio​. C’est possible dans n’importe quelle langue grâce à internet !

 

● Les ​vidéos YouTube​ et autres ​podcasts ​offrent suffisamment de choix pour que vous trouviez un sujet qui vous plaise. Tapez l’extension du pays après le mot YouTube dans la barre de recherche (pour l’espagnol, youtube-es) pour arriver sur la page d’accueil du pays locuteur. Cherchez sinon les mots-clés qui vous intéressent, directement dans la langue en question.

 

● Les ​chansons ​sont un très bon moyen de progresser, vous retiendrez facilement les paroles grâce à la mélodie. Cherchez un style ou un artiste que vous aimez (demandez à votre ​correspondant ​!) et allez lire les traductions.

 

● Une technique drastique et relativement efficace est de ​paramétrer votre téléphone​, compte Facebook ou encore boîte mail, dans la langue choisie. Vous retiendrez à force quelques mots techniques, mais notez bien comment accéder aux réglages pour repasser au français si besoin !

 

● Vous pouvez ​lire les titres des articles d’actualité​ ; survoler les sites d’actualité est rapide, demande peu d’efforts, et vous informe par la même occasion. Attaquez-vous, pourquoi pas, à la lecture d’un article entier qui vous intéresse. Vous pourriez découvrir une autre façon de voir le monde…

 

Indispensable pour se lancer

Toutes ces astuces vous feront découvrir des ​mots nouveaux​ : pensez chaque jour à en noter quelques-uns que vous jugerez utiles de connaître, et revoyez-les régulièrement avec des cartes mémoire ou une application dédiée.

Surtout, ​n’attendez pas d’être prêt​ pour parler ! Car dans ce cas, c’est simple, vous ne parlerez jamais. Lancez-vous, maintenant. Vous avez peut-être peur d’avoir un ​accent ​trop marqué : sachez que tant que vous soignez votre ​prononciation​, on vous comprendra. Un accent étranger plaît souvent aux natifs, qui vous trouveront exotique et intéressant.

Si vous le pouvez, ​partir en voyage​ après avoir appris les bases de la langue vous forcera à vous jeter dans le bain. Rien ne vaut l’immersion, et en faisant même un minimum d’efforts pour communiquer vous vous améliorerez très vite.

Enfin, et c’est peut-être le plus important pour se lancer dans cette aventure : soyez passionné​. Si la langue que vous tentez d’apprendre et la culture de son pays ne vous intéressent pas, vous n’en tirerez aucun plaisir. J’ai commencé le russe par simple curiosité, et c’est dans l’avion pour Saint-Pétersbourg que j’ai compris l’ampleur de mon amour pour la langue de Tchaïkovski.

 

Penser autrement pour apprendre une langue sans l’école

Vous avez peut-être déjà entendu que ​plus on maîtrise de langues, plus il est facile d’en apprendre.​ En effet, chaque langage a des ressemblances avec d’autres, comme le pronom singulier neutre en allemand et en russe, qui déroute souvent les élèves français.

Comprendre une notion peut vous amener à réaliser que la règle s’applique dans d’autres langues. Par exemple, l’​accentuation​, inexistante en français, est très importante pour se faire comprendre.

De même, comprendre que les Russes n’utilisent pas de verbe être, ou qu’il en existe deux en espagnol, vous fera envisager de nouvelles manières de voir les choses à travers une façon de penser propre à un peuple.

Ainsi, le mandarin ou le russe ne seront difficiles à apprendre que si les langues que vous connaissez en sont très éloignées.

J’aime voir les langues comme un ​puzzle​ : pour former une phrase correctement, il faut trouver les bonnes pièces, leur sens et les mettre dans le bon ordre. Cela vient, comme tout, avec de l’entraînement !

 

Ce qu’il faut retenir

Beaucoup de pays n’ont pas la chance de bénéficier d’une institution éducative totalement gratuite​, offrant à chacun les clés pour comprendre le monde qui l’entoure et s’y faire une place. Cependant, tant que l’éducation en France demeurera une usine difficilement capable de s’adapter à l’évolution du monde ou à l’individualité des élèves, il sera indispensable de rester curieux​ et de continuer à apprendre par soi-même.

Vous avez maintenant les clés pour vous lancer, rester motivé et vous former à moindre coût. Si vous souhaitez être guidé dans votre apprentissage de l’anglais, découvrez la formation du Marathon des Langues​ ainsi que l’entretien avec sa créatrice, Lauriane.

Merci à Marie Keraudren pour cet article.

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