se former de chez soi

Passer un examen en candidat(e) libre, un challenge audacieux, mais pas impossible

Passer un examen en candidat libre ou entamer une formation à distance n’est pas une décision que l’on prend comme s’offrir un nouveau manteau.

C’est une véritable entreprise. Parfois, c’est la seule issue qu’il reste (j’étais dans ce cas) si l’on veut décrocher ou accéder à un diplôme.

Que ce soit le baccalauréat, un BTS, un Diplôme Universitaire, prendre cette décision est déjà un acte qui démontre une vraie motivation et une certaine maturité.

Un peu sous forme de témoignage, je vais vous livrer quelques pans de ce qu’a été pour moi cet épisode de vie et tenter de vous donner clefs et conseils.

passer un examen en candidat libre

Choisir le bon organisme de formation et repérer les dates d’inscription

Je suis un très mauvais exemple en la matière car … je n’avais pas d’organisme de formation !

Je me suis lancée tardivement et le temps de recevoir les cours, j’aurais perdu du temps.

J’ai donc acheté des livres, un pour chaque matière, trouvé les sites adéquats et complété avec les notes d’une amie qui avait passé le même bac que moi un an plus tôt.

C’est ainsi que je me suis lancée ! C’était réellement ma dernière chance.

Mais si vous devez passer par un organisme de formation, le premier qui vient naturellement à l’esprit est le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance).

C’est un organisme fiable et reconnu par l’Etat qui propose un certain nombre de diplômes (non, je n’ai pas d’actions au CNED ;)).

Le prix est “raisonnable” en comparaison à d’autres structures comme le CNFDI où le prix est bien plus élevé.

Les dates d’inscription sont, quant à elles, toujours disponibles sur le site des académies dont vous dépendez.

Vous devrez simplement gérer vous même votre inscription directement dessus. Ne vous inquiétez pas, tout y est indiqué.

 

Organisation et autonomie

Vos livres sont achetés, vos cours commandés et livrés.

Désormais, vous êtes maître de votre destin.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que cette aventure requiert un bon sens de l’organisation et de l ‘autonomie.

La première des choses est de trouver un espace chez vous où vous êtes certain de pouvoir travailler tranquillement.

Pour ma part, c’était dans la cuisine.

Mes parents, chez qui je vivais alors, travaillaient la journée.

Il n’y avait que le chat pour me distraire !

Lorsque vous préparez votre examen seul(e), un cadre calme sans allers et venues incessantes est indispensable. C’est la même chose lorsque vous vous lancez dans une formation en ligne, d’ailleurs.

Si cela vous semble être compliqué, les bibliothèques sont parfaitement adaptées.

Quand on exerce ou étudie depuis son domicile, les sollicitations et distractions peuvent-être nombreuses d’où l’importance de pouvoir s’isoler… loin de Netflix 😉

Ensuite, je vous conseille de vous préparer un emploi du temps à la journée ou à la semaine en fonction de vos obligations parallèles.

En effet, une personne célibataire sans enfants qui ne travaille pas n’aura pas le même temps à consacrer qu’une mère de famille travaillant à temps plein.

Lorsque j’ai préparé mon bac à la maison, j’avais “tout mon temps”, mais pour autant, seulement sept mois devant moi, donc pas une minute à perdre.

J’ai donc fait comme si j’étais lycéenne. Y compris pour l’heure du lever !

Je m’organisais de la manière suivante :

  • 4h par jour réservées aux matières essentielles
  • 2h30 aux matières “secondaires” (à petit coefficient)
  • 30 minutes le soir avant de dormir pour relire quelques notions.

S’entourer pour tenir et s’octroyer du temps

Tout est dit dans le sous-titre.

“Mais cela est bien plus facile à dire qu’à faire !” me direz – vous.

C’est vrai, mais au fil du temps, après avoir jeté votre livre de biologie sur le sol de la cuisine, (du vécu !), dit quarante-neuf fois que “vous n’y arriverez jamais” et voulu abandonner, vous verrez que commencerez à prendre de l’assurance et de la confiance.

Les moments de doute lorsqu’on passe un examen en candidat libre, à distance ou que l’on change de voie professionnelle sont inévitables.

C’est pour cela que s’entourer de personnes bienveillantes est important.

Que ce soit votre famille, vos amis, votre conjoint(e), ne restez pas seul(e) .

Fuyez ceux qui vous disent (et il y’en aura) que vous courez à l’échec.

Entourez-vous de personnes positives et encourageantes.

Cela participe aussi à votre motivation.

Durant ce “chantier”, vous aurez également besoin de vous accorder du temps afin de décompresser.

Si vous avez une activité à l’extérieur, continuez à la pratiquer.

Si vous avez besoin d’une journée ou demi-journée “off”, accordez-vous là !

Si vous souhaitez prendre quelques jours, faites-le !

C’est indispensable.

Nous ne sommes pas des robots conçus pour travailler sept jours sur sept non-stop.

Qui plus est lors de la préparation d’un examen en candidat libre.

Pour ma part, je travaillais quatre jours par semaine “à plein”, un jour pour relire mes cours ou rédiger des fiches de synthèse et les deux autres jours étaient “off”.

 

La dernière ligne droite

Les examens approchent à grands pas.

Déjà, vous pouvez vous féliciter de votre pugnacité !

Vous avez tenu jusque-là, et c’est un acte très fort de votre part.

Vous pouvez être fier(e) de vous.

Je vous conseillerais d’entrer dans la phase des révisions à trois semaines des épreuves.

Que ce soit pour mon bac ou mon BTS (que j’avais passé en centre de formation), c’était le temps que je m’étais donné ou qui l’était par l’école.

Aussi, stoppez toute révision deux jours avant !

Vous avez travaillé dur tout ce temps, donc lâchez prise.

Réviser “comme un fou” la veille ou l’avant-veille n’a jamais été bénéfique.

Les savoirs, chacun le sait, rentrent dans notre cerveau au fur et à mesure de l’année sans que vous ne vous en rendiez compte.

La veille, aérez-vous, sortez voir des amis, faites-vous plaisir et préparez toutes vos affaires pour le lendemain afin de ne pas partir paniqué.

Vous l’aurez certainement déjà fait, mais vérifiez quelques jours plus tôt le plan pour vous rendre sur les lieux.

Prévoyez un plan B si des travaux ou un mouvement social sont prévus.

Enfin, munissez-vous d’une bouteille d’eau, d’une barre de céréales, biscuits ou fruits secs pour tenir tout le long et de votre convocation évidemment.

Tout se passera bien.

Vous avez fait le plus difficile !

 

Passer un examen en candidat(e) libre : ce qu’il faut retenir

Passer un examen en candidat libre est parfois un choix, mais peut aussi être “la seule possibilité”.

Raisons de santé, raisons personnelles, challenge, les paramètres peuvent être nombreux.

Quelle que soit la cause, il est clair que cela dénote déjà une véritable force.

Une fois vos cours réceptionnés, organisez-vous, trouvez de bonnes sources (internet et les bibliothèques en sont d’excellentes) et entourez-vous de personnes bienveillantes.

Vous en aurez besoin tout le long du chemin.

Courage. Si j’y suis arrivée, vous y arriverez !

Par Agathe CHANEAC
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Photo by Vasily Koloda on Unsplash

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