choisir sa formation en ligne

Cette fois-ci, c’est décidé : après moult tergiversations, vous voilà prêt(e) à vous lancer sur le sentier de la reconversion professionnelle. Youpi !

Ledit sentier – hélas – est bordé de cactus. Je l’ai moi-même emprunté. Et je partage avec vous trois pièges insoupçonnés dans lesquels j’ai gaiement sauté à pieds joints.

Retour d’expérience ci-dessous.

reconversion professionnelle 3 erreurs à éviter

Le Palmarès

Erreur numéro 1 : le mépris de la formation, tu éviteras

Cela peut sembler évident, mais détrompez-vous.

Si l’étape de la formation ne doit en aucun cas être oubliée, la réalité de votre situation personnelle peut insidieusement vous convaincre du contraire. Premier cactus.

Se reconvertir professionnellement a un coût. Et si vous ne disposez pas des ressources financières nécessaires, vous pouvez être tenté(e) de contourner le problème.

Croyez-en mon expérience : vous multipliez vos chances de faire échouer votre projet.

Pourquoi ? Parce que les recruteurs recherchent le sacro-saint mouton à cinq pattes. La législation du travail, de son côté, n’a jamais été aussi complexe… Retenez une chose : les entreprises sont terrorisées à l’idée d’embaucher le mauvais candidat.

En conséquence, les recrutements sont soumis à un niveau d’exigence drastique. Plus encore, la prise de risque se doit d’être minime. Votre expérience professionnelle et votre formation seront passées au crible. Et si ni l’une ni l’autre ne cadre avec l’annonce, votre candidature sera probablement rejetée.

Il est, en effet, hautement improbable qu’une personne titulaire de la formation réclamée n’ait pas elle aussi postulé. Auquel cas, à moins de bénéficier d’un exceptionnel alignement des planètes ou de tomber sur un recruteur aventureux (catégorie mouton à cinq pattes), vous demeurerez un second choix.

 

Erreur numéro 2 : la navigation à vue, tu oublieras

Négliger l’importance d’un calendrier et des objectifs qui doivent y être associés pourrait planter votre projet de reconversion. S’il est un cactus auquel vous devez éviter de vous frotter dans l’intérêt de votre moral et de votre motivation, c’est celui-ci.

Là encore, croyez-en mon expérience : changer de vie est un projet ambitieux. Formation, recherche d’emploi ou de clients, premières missions, premiers échecs… La tâche sera rude.

Dans le même temps, vous aurez à faire face aux angoisses liées à votre décision : financières comme personnelles. Quant au regard de l’entourage, il n’est pas nécessairement bienveillant lui non plus.

Au milieu de ce chambardement, le meilleur allié de votre moral sera votre progression. Vous devez vous voir progresser. Ni partout ni simultanément, mais vous devez noter des avancées.

Dès le départ, établissez un calendrier et fixez-vous des objectifs réalistes. Combien de temps la formation occupe-t-elle ? Peut-être pourriez-vous définir une mission à accomplir chaque semaine : création de site internet, portfolio, démarchage, participation à des évènements en lien avec votre futur métier, etc. ? Où vous projetez-vous dans un an ? Quel est votre but à court terme ?

Plus vous serez proactif, plus votre projet sera susceptible de se concrétiser.

J’ajoute qu’en cas d’embûche, ce planning vous aidera grandement à ne pas vous enliser.

« L’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte » disait ce bon vieux Churchill. Un objectif non atteint ? Une stratégie qui ne fonctionne pas comme prévu ? C’est déroutant, mais ne paniquez pas : reprenez votre calendrier, réajustez-le, changez de méthode et revoyez vos objectifs à venir.

Votre feuille de route est votre boussole. Avec elle, vous ne serez jamais perdu(e).

 

Erreur numéro 3 : l’isolement, tu fuiras

Troisième cactus et non des moindres : l’isolement tue, y compris dans le cadre d’une reconversion professionnelle.

Cela est particulièrement vrai pour ceux et celles qui n’empruntent pas la voie de la formation et cherchent à se mettre à leur compte. Dans la majorité des cas, nous ne disposons pas d’un réseau professionnel dans le milieu que nous cherchons à infiltrer. Quant à notre réseau actuel, il devient « caduque ». Sans professeur ou coach, nous nous retrouvons seul(e)s face aux difficultés.

C’est normal, mais cela ne doit pas perdurer. J’insiste : mettez le nez dehors.

Conférences, ateliers APEC, cité des métiers de la Villette ou rendez-vous Pôle Emploi… Allez travailler une heure au coffee shop de votre quartier, discutez avec les gens que vous voyez eux aussi cravacher sur leurs ordinateurs, donnez votre carte de visite à au propriétaire de l’établissement qui pourra peut-être la faire circuler à sa clientèle, bref ! Donnez-vous l’occasion de rencontrer de nouvelles personnes.

Pourquoi ? Car derrière elles peuvent se cacher des opportunités que vous ne trouverez pas sur le web. Qui sait ? Votre frimousse et le peps avec lequel vous décrivez votre ambition leur donneront peut-être envie de vous filer un coup de pouce !

Qu’il s’agisse d’un contact, de conseils ou d’informations, vous n’imaginez pas les trésors que l’on peut glaner grâce à cette seule démarche.

 

Les antidotes au Palmarès

En résumé :

● Demandez une aide au financement de votre formation, payez en plusieurs fois, économisez quelque temps avant de vous lancer, mais formez-vous.

● Organisez-vous comme il vous plaira, fixez-vous les objectifs qui vous motiveront, mais planifiez.

● Vivez en ermite si cela vous chante, émergez une fois par semaine seulement si c’est votre souhait, mais voyez du monde.

Vous survolerez les cactus. Bonne chance à vous ! 😊

Ines Gendre

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